Le 4 décembre

Saint Pierre Chrysologus

Évêque, inquisitrice et professeur

  1. Peter est né vers l’an 400. Par le pape Sixtus III, il est ordonné évêque de Ravenne en 433. Il a eu un échange animé avec Leo le Grand. Il était tellement respecté que même l’hérétique Eutyches, l’auteur du monophysitisme à Alexandrie, s’est tourné vers lui pour obtenir son verdict. Peter chercha à le déplacer pour qu’il se soumette à l’évêque romain dans une lettre 44 Que ce soit pour son excellente préparation au chancelier, Petrus a reçu le surnom Chrysologus, l’orateur. Une magnifique série de ses sermons nous est arrivée. Peter est mort vers 450 dans sa ville natale Imola.
  2. « Je vous supplie devant Dieu et Jésus-Christ, prêchez la parole, lève-toi, qu’elle soit appropriée ou inappropriée. Rebrimande, réprimande, sagement correct, en toute patience et enseignement de sagesse. Parce qu’il y aura des moments où vous ne supporterez pas l’enseignement sain, mais vous ferez en sorte que les enseignants vous chatouillent les oreilles à votre propre gré» (Le- Pierre comprend tout le sérieux de ces paroles de l’apôtre. Il connaît le compte strict que l’évêque et le prêtre doivent présenter devant Dieu et les âmes qui lui ont été confiées à propos du fait qu’il accomplissait avec diligence ce premier devoir essentiel. « Prêchez le mot. » « Quand je prêche, cela ne suffit pas à ma gloire : c’est mon devoir et ma culpabilité. Malheur à moi si je n’ai pas prêché le message du salut ! » (1 Cor. 9:16. ) «On n’allume pas une lumière et la met sous le boisseau, mais sur la lampe, afin qu’elle brille à tous dans la maison» (Évangile). L’évêque, le prêtre a une mission envers l’humanité : il ne doit donc pas être caché. Il doit, comme l’église, être «la lumière du monde», «la ville sur la montagne», visible pour tous, afin de conduire tout le monde à Dieu, au Christ, pour guérir – par sa parole, par sa prière et son sacrifice, par son saint exemple. C’est comme ça que St. Bishop Peter le fait. Nous le remercions pour sa fidélité au Christ, à l’église, à sa vocation de prêtre et évêque.
    « Qui veut s’amuser avec le diable ne pourra pas se réjouir avec le Christ. » C’est comme ça que Peter a parlé au peuple frivole de Ravenne. L’esprit du monde ne s’entend pas avec l’esprit du Christ. Nul ne peut servir deux maîtres, le Christ et le diable. Nous les pèlerins sommes coincés au milieu du royaume de Satan et du royaume de Dieu. Il n’y a qu’une décision : la décision pour Christ. Nous devons abandonner les plaisirs et les choses de ce monde et nous aventurer dans le Seigneur. Le royaume des cieux est un trésor caché dans les champs : il faut avoir des yeux pour le saisir dans sa valeur supérieure. Il faut renoncer aux valeurs terrestres et croire qu’en Jésus Dieu nous parle, qu’il nous proclame les paroles et les exigences de Dieu. « Quiconque croit au Fils a la vie éternelle; mais quiconque n’obéit pas au Fils ne verra pas la vie, plutôt la colère de Dieu est sur lui» (Jean 3:6). Celui qui veut servir le royaume de Dieu doit le faire complètement. «Nul ne met sa main à la charrue et regarde en arrière n’est apte au royaume de Dieu» (Luc. 9:61-62). Saint Pierre porte cette profonde compréhension du christianisme.
  3. «Seigneur, cinq talents que tu m’as donnés, et voici, cinq de plus que j’en ai acquis. » « Eh bien, bon et fidèle serviteur, parce que tu as été fidèle pour un peu, je te mettrai au-dessus de beaucoup de choses : entre dans la joie de ton Seigneur. » Les talents sont la parole de Dieu confiée à l’évêque. Peter a grandi avec ses talents et a produit de riches fruits parmi les croyants. Pour cela, le Seigneur l’a pris dans sa joie. Nous l’en félicitons !
    Nous prions avec la prière immobile : Seigneur, l’intercession aimante de Ton saint évêque et professeur d’église Peter Chrysologus ne nous déçoit jamais, ils te rendent nos dons agréables et nous obtiennent toujours Ton pardon. » Une grande consolation : les saints, remplis du feu de l’amour de Dieu, donnent force et ferveur à nos prières et les apportent à Dieu. Je crois en la communion des saints

Prière


O Dieu, tu as merveilleusement prédestiné Saint Pierre Chrysologus,
cet excellent enseignant, et tu as voulu qu’il soit choisi
pour diriger et instruire ton Église.
Alors donnez, nous vous demandons,
afin que nous l’ayons au paradis comme avocat,
qui sur terre était notre professeur de vie.

Amen


Le 04 décembre 1334 : le pape Jean XXII meurt à Avignon.

Jacques Duèze (ou Duèse), né en 1244 à Cahors et mort le 4 décembre 1334 à Avignon, issu d’une famille de la bourgeoisie aisée de Cahors, devient le 196e pape de l’Église catholique en 1316 sous le nom de Jean XXII.

Âgé de 72 ans lors de son élection, il inaugure véritablement la série des papes d’Avignon, après Clément V (pape de 1305 à 1314), qui ne s’était pas durablement installé dans la ville en 1309 et qui est mort à Roquemaure (de l’autre côté du Rhône, près d’Avignon).

Élu par des cardinaux pressés de trouver un compromis temporaire et qui espéraient le voir mourir rapidement, Jean XXII meurt après dix-huit ans de règne, à l’âge de 90 ans environ.

NAISSANCE ET PREMIÈRES CHARGES

Arnaud Duèze, le progéniteur de la famille Duèze, et son épouse Hélène de Béraldi (de Bérail, de Béral), appartiennent à des familles de la bourgeoisie aisée de Cahors, ville active dans le domaine du commerce et de la banque au Moyen Âge.

• Arnaud Duèze (Cahors en 1220 julien, Cahors après 1271, bourgeois de Cahors) x Hélène de Béraldi

◦ Jacques, pape de 1316 à 1334 sous le nom de Jean XXII

◦ Marie Duèze x Pierre I de Via. Ils eurent trois enfants, dont :

• Jacques de Via, cardinal

• Arnaud de Via, cardinal

• Pierre II de Via, seigneur de Villemur et de Calvinet

◦ Huguette x Guillaume de Trian

• Arnaud de Trian

◦ Marguerite x Bernard de Jean

• Gaucelme de Jean (Cahors, Avignon 1348), cardinal

◦ Pierre Duèze (Avignon, 1326), consul de Cahors, x Catherine de Grandis (Grand) → descendance jusqu’à nos jours

Jacques Duèze fait ses études chez les dominicains à Cahors puis son droit à Montpellier et à la faculté de théologie catholique de Paris. Il enseigne à Toulouse Il est nommé archiprêtre à Cahors, chanoine de la cathédrale Saint-Front de Périgueux, archiprêtre de Sarlat et doyen du Puy. Il est le clerc du roi de Naples Charles II d’Anjou et fait partie de l’entourage de son fils Louis à Toulouse. Évêque de Fréjus en 1300, il est appelé par Charles II d’Anjou comme chancelier de Provence en 1308 . Il est nommé évêque d’Avignon le 18 mars 1310 puis cardinal-évêque de Porto et Santa Rufina en 1313 .

DÉBUT DU PONTIFICAT

Après la mort de Clément V, le Sacré Collège s’installe à Carpentras, le 1er mai 1314, pour élire un nouveau pape. Or, trois partis étaient en compétition : les Gascons au nombre de dix, les Italiens au nombre de sept, adversaires acharnés des Gascons, avec Napoléon Orsini, Niccolò Alberti d’Ostie et Velletri, des cardinaux français d’origines diverses : trois Languedociens, un Quercinois et deux Normands complétaient le Sacré Collège. Les luttes de tendances entre Italiens, Gascons et Français furent telles que deux longs mois passèrent sans qu’ils parviennent à un accord pour trouver un successeur à Clément V.

Une élection difficile

Le 24 juillet 1314, le conclave est attaqué. Les responsables de ce coup de force sont Bertrand de Got, seigneur de Monteux, et Raymond Guilhem de Budos, recteur du Comtat Venaissin, neveux de Clément V. Ils pillent la ville, incendient nombre de demeures et surtout emportent avec eux le trésor de guerre de leur oncle, un million de florins destinés à la croisade. Affolés, les cardinaux s’enfuient.

Deux ans plus tard, la chrétienté est toujours sans pape. Sur l’initiative de Philippe de France, comte de Poitiers, frère du roi Louis X le Hutin, un nouveau conclave est réuni à Lyon. Il commence ses travaux, au début du mois de mars 1316, avec un certain mauvais vouloir . Les cardinaux, entre deux sessions, apprennent que le roi Louis X est mort le 5 juin.

Le comte de Poitiers, régent pour l’enfant à naître de la reine Clémence de Hongrie, veut accélérer l’élection pour rentrer à Paris. Le 28 juin, prenant prétexte de la célébration d’un service funèbre en l’honneur du roi défunt, il assemble le Collège des cardinaux dans l’église des Dominicains. Elle est aussitôt cernée par les troupes de Jean Ier de Forez et, lors de l’office, le régent en fait murer toutes les ouvertures et menace de retirer le toit. Les cardinaux sont condamnés à trouver un pape.

Cependant, il faut attendre jusqu’au 7 août 1316 pour que Napoléon Orsini s’entende avec ses collègues Francesco Caetani et Arnaud de Pellegrue. Les trois cardinaux proposent d’élire le candidat pour lequel s’étaient déjà prononcés Philippe de Poitiers et Robert d’Anjou, nouveau comte de Provence et roi de Naples. C’était Jacques Duèze, originaire de Cahors, ancien évêque d’Avignon et cardinal de Porto, en qui ses confrères ne voyaient qu’un vieillard cacochyme.

Le pape était âgé de 72 ans. Il n’est pas impossible que son âge avancé fût pris en considération par les cardinaux qui pensaient élire ainsi un pape de transition ; d’autant que, n’étant ni italien ni gascon, il n’avait eu qu’un rôle politique effacé jusqu’alors . Or son aspect chétif, sa petite taille, son teint pâle et sa voix fluette cachaient une robuste santé renforcée par une remarquable hygiène de vie. Le pape mourut à 90 ans, après 18 ans de pontificat, le plus long de tous ceux des papes d’Avignon.

Dans Lyon en liesse, le nouveau pape est couronné le 5 septembre et choisit le nom de Jean XXII. Il décide alors de rejoindre Avignon. Le Souverain pontife débarque au pied du pont Saint-Bénézet, le 2 octobre 1316, et s’installe dans le palais épiscopal qu’il avait longtemps occupé ….