Le 19 janvier

Le 19 janvier 1144 : Geoffroy Plantagenêt prend Rouen.

Geoffroy V d’Anjou, dit le Bel ou Plantagenêt est comte d’Anjou et du Maine puis, plus tard, duc de Normandie.

Il est surnommé Plantagenêt à cause du brin de genêt qu’il a l’habitude de porter à son chapeau. Il est le fils de Foulque V, comte d’Anjou et Roi de Jérusalem, et d’Erembourge du Maine. Son fils Henri II d’Angleterre est le fondateur de la dynastie Plantagenêt d’Angleterre.


Le 19 janvier 1344 : décision de créer la compagnie des Chevaliers de la Table ronde.

Édouard III, roi d’Angleterre organise à Windsor une “fête de la Table ronde”, où il fait le vœu public de créer la compagnie des Chevaliers de la Table ronde. C’est l’origine de l’ordre de la Jarretière en 1349.

Durant le bal, la Comtesse de Salisbury, maîtresse du roi d’Angleterre Edouard III, perd lors d’une danse la jarretière bleue, qui maintenait son bas. Edouard III s’empresse de la ramasser et de la lui rendre. Devant les sourires railleurs de l’assemblée, le roi se serait écrié en français, alors langue officielle de la cour d’Angleterre :

“Messieurs, honni soit qui mal y pense ! Ceux qui rient en ce moment seront un jour très honorés d’en porter une semblable, car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs eux-mêmes le rechercheront avec empressement.”


Le 19 janvier 1419 : Rouen se rend au roi d’Angleterre, Henri V de Lancastre, après six mois de siège.

Toute la Normandie est aux mains des Anglais, qui profitent de la guerre entre Bourguignons et Armagnac, toute sauf le Mont Saint Michel, terre française sur laquelle le flotta jamais jusqu’à nos jours un drapeau étranger.

19 janvier (rite tridentin) – Saint Canut IV – Roi et Martyr

(† 1086)

Saint Canut, roi de Danemark, alliait toutes les qualités de l’âme à celles du corps. Élevé dans la religion chrétienne, encore peu répandue en ce pays, il l’embrassa de coeur et y conforma généreusement sa conduite, chose rare, parmi les jeunes seigneurs de son entourage. Aux vertus du citoyen et du chrétien, il joignit les qualités qui font les grands rois.

Comprenant qu’il est du devoir d’un prince de défendre ses sujets, il aimait à s’exercer au métier des armes et devint bientôt maître dans l’art militaire. A la bataille, il était le premier et ne reculait jamais; placé, jeune encore, à la tête des armées danoises, chacun de ses combats fut une victoire. Mais ce fut sur le trône qu’éclatèrent complètement ses qualités et ses vertus.

Canut comprenait que l’obéissance au Roi éternel est la seule et véritable grandeur; il estimait peu sa couronne passagère, en comparaison de celle que la pratique de l’Évangile lui mériterait dans le Ciel. La frugalité de sa table, la simplicité de ses vêtements, faisaient un contraste frappant avec le luxe de sa cour. Cependant il savait, à l’occasion, faire respecter sa dignité et imposer à tous par sa majesté et par la crainte de sa juste autorité. En voici un exemple:

Un chef danois, pour faire face à ses folles dépenses, ne rougit pas d’exercer le criminel métier de pirate et de brigand; un jour le roi de Danemark apprend que son vassal avait pillé un vaisseau norvégien et massacré l’équipage. Il fait saisir le coupable, le convainc du crime par son propre aveu et le condamne à mort sans craindre la vengeance de sa puissante famille.

Ce roi juste était le plus loyal des hommes, et sa bonté d’âme égalait sa fermeté. Austère et pieux, comme un moine, il jeûnait souvent, passait les nuits en oraison et n’avait qu’un soin, celui d’étendre la foi dans son royaume, comprenant bien qu’elle est la vraie source de tout progrès et de toute civilisation.

L’enfer suscitait dans l’ombre des ennemis à ce saint roi; pendant qu’il priait dans une église, il fut entouré par des assassins, et, plutôt que de fuir, il continua sa prière et se laissa poignarder à genoux sur les marches de l’autel. Dieu vengea sa mort en affligeant le Danemark de plusieurs calamités, et des guérisons miraculeuses s’opérèrent à son tombeau