Le 9 décembre

Le 9 décembre 1413 : Jean XXIII (antipape) convoque le Concile de Constance, qui mettra fin au Grand Schisme d’occident.

Ce concile est ouvert le 5 novembre de l’an 1414, et terminé le 22 avril 1418. Depuis le concile de Pise, la chrétienté est partagée en trois obédiences : celle de Jean XXIII, qui comprend la France, l’Angleterre, la Pologne, la Hongrie, le Portugal, les royaumes du Nord, avec une partie de l’Allemagne et de l’Italie ; celle de Benoît XIII ou Pierre de Lune, qui est composée des royaumes de Castille, d’Aragon, de Navarre, d’Écosse, des îles de Corse et de Sardaigne, des comtés de Foix et d’Armagnac ; celle de Grégoire XII ou Ange Corrario, qui conserve en Italie plusieurs villes du royaume de Naples et toute la Romagne, c’est-à-dire tout le canton soumis aux seigneurs Malatesta ; en Allemagne, la Bavière, le palatinat du Rhin, les duchés de Brunswick et de Lunebourg, le landgraviat de Hesse, l’électorat de Trèves, une partie des électorats de Mayence et de Cologne, les évêchés de Worms, de Spire et de Werden, sans compter un grand nombre de particuliers, gens éclairés et craignant Dieu, au rapport de saint Antonin, qui considèrent toujours Grégoire comme le vrai pape.

Alexandre V, prédécesseur de Jean XXIII, avait convenu au concile de Pise qu’il y en aurait un autre, également général, trois ans après. Pressé d’accomplir cette promesse, Jean XXIII l’avait indiqué, pour la forme, dans la ville de Rome, et l’avait ensuite prorogé, sans désigner de lieu, ni d’époque précise ; mais, se voyant poursuivi par Ladislas, roi de Naples, il se met sous la protection de l’empereur Sigismond, et de concert avec ce prince, il convoque un concile général à Constance pour le premier novembre 1414. Les motifs allégués de la convocation du concile étaient l’extirpation du schisme et la réunion des fidèles sous un seul et même pasteur, la réformation de l’Église dans son chef et dans ses membres, et la confirmation de la foi contre les erreurs de Wiclef, de Jean Hus et de Jérôme de Prague.

Ce concile aboutit à l’élection d’un nouveau pape. Les cinquante-trois prélats devant élire le nouveau Souverain Pontife entrent en conclave le 8 novembre, et le 11, fête de saint Martin, avant midi, toutes les voix se portent en faveur d’Otton Colonne, cardinal-diacre du titre de Saint-Georges, qui prend le nom de Martin V, en mémoire du jour où il vient d’être élu.


✨ HÉROS DU JOUR – 9 DÉCEMBRE : SAINT LOUIS ✨


Aujourd’hui, nous rendons hommage au roi Louis IX, plus connu sous le nom de Saint Louis, figure de justice, d’équité et de réforme.
Il modernisa profondément le royaume, développa les droits, combattit la corruption et imposa l’idée que même le pouvoir royal devait respecter une morale supérieure.

Un souverain médiéval… qui inspira durant des siècles l’idéal d’un État juste.


Le 9 décembre 1669: mort du pape Clément IX à Rome.

Giulio Rospigliosi, né à Pistoia le 28 janvier 1600 et mort le 9 décembre 1669, est le 238e évêque de Rome et donc pape de l’Église catholique qu’il gouverne du 20 juin 1667 au 9 décembre 1669 sous le nom de Clément IX (en latin Clemens IX, en italien Clemente IX).

Élu le 26 juin 1667, il joue le rôle de médiateur dans la guerre de Dévolution entre la France, l’Espagne, l’Angleterre et la Hollande, qui cessent les hostilités par la paix d’Aix-la-Chapelle, dite « clémentine ».

BIOGRAPHIE

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2023).

Giulio Rospigliosi appartenait à une famille noble de Pistoia et fut élève au ‘Collegio Romano’ des Jésuites. Après avoir reçu son doctorat de philosophie à l’Université de Pise, il y enseigna la théologie. Plus tard il fut le collaborateur intime du pape Urbain VIII (1623-44), un pape de la famille des Barberini, et il travailla dans la diplomatie pontificale comme nonce en Espagne, parmi d’autres postes. Il devint aussi vicaire de la Basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome.

C’était un homme de lettres accompli, qui a laissé des poésies, des drames et des livrets d’opéras, en particulier Il Sant’Alessio, drame sacré, musique du compositeur baroque italien Stefano Landi, créé à Rome en 1631 , aussi bien que ce qui peut être considéré le premier opéra comique. En 1633, il commanda à Giovanni da San Giovanni, les Scènes de la vie de sainte Catherine, pour la chapelle de son palais de Pistoie et écrit le livret du Palais enchanté de Luigi Rossi en 1642. Il est consacré le 29 mars 1644 par le cardinal Antonio Barberini avec comme co-consécrateurs l’évêque émérite de Città della Pieve (en) Celso Zani (en) et l’évêque titulaire de Sidon Giovanni Battista Scanaroli.

Portrait du Cardinal Giulio Rospigliosi, par Giovanni Maria Morandi (1667). Galerie nationale d’art ancien, Palais Barberini, Rome.

Il vécut en retrait durant le règne du pape Innocent X (1644-1655), qui était hostile aux Barberini et leurs favoris. L’élection du pape Alexandre VII (1655-1667) le remit en faveur. En 1657, il fut créé cardinal et nommé secrétaire d’État. Après la mort d’Alexandre VII en 1667, un conclave de 18 jours se termina par son élection à l’unanimité et il prit le nom de Clément IX.

Rien de remarquable ne se produisit sous son court pontificat si ce n’est l’apaisement temporaire de la querelle entre le Saint-Siège et les prélats de l’Église de France qui avaient refusé de participer à la condamnation des écrits de Jansénius. Il fut le médiateur lors du Traité d’Aix-la-Chapelle (1668), qui mit fin à la guerre de Dévolution entre la France, l’Espagne, l’Angleterre et les Pays-Bas.

Comme pape, Clément IX continua de manifester son intérêt pour les arts. Il embellit la ville de Rome avec les travaux qui devaient rester fameux qu’il commanda au Bernin, parmi eux les anges du Pont Saint-Ange et la colonnade de la Basilique Saint-Pierre. Fait exceptionnel chez un Pape de l’époque, il ne fit pas graver son nom sur les monuments qu’il faisait construire. C’est lui aussi qui fit construire le premier opéra à Rome, le Teatro Tordinona, ouvert deux ans après sa mort avec Scipione africano de Francesco Cavalli et pour les célébrations du Carnaval de 1668, il chargea Antonio Maria Abbatini, du chœur de la Chapelle Sixtine, de mettre en musique sa traduction italienne libre d’un drame religieux espagnol La Baltasara. Pour la mise en scène on utilisa des décors conçus par Le Bernin.

Clément IX œuvra beaucoup pour faire renforcer les défenses vénitiennes contre les Turcs en Crète. Mais il n’arriva pas à rassembler un soutien suffisant autour de cette cause. À la fin d’octobre 1669, il tomba malade quand il apprit que la forteresse vénitienne de Candie en Crète avait capitulé devant les Turcs. Il mourut à Rome, le cœur brisé, dit-on, en décembre de cette année. Son successeur, le pape Clément X (1670-1676), lui fit bâtir un tombeau richement orné à Sainte-Marie Majeure.

Profondément bon, pieux sans ostentation, Clément IX descendait souvent dans la basilique Saint-Pierre et confessait lui-même les pénitents et pèlerins comme un simple prêtre. Très aimé du peuple romain, il faisait inviter chaque jour treize pauvres à sa table et les servait lui-même avant de déjeuner après eux .

« Sidus olorum » (« L’astre des cygnes ») est l’oracle qui le concerne dans la prophétie de saint Malachie, et le hasard, lors du conclave qui l’élut pape, fit qu’il occupa une pièce appelée Chambre des Cygnes.