Le 05 janvier
Le 5 janvier 1066, Édouard le Confesseur, roi d’Angleterre, meurt sans descendance à l’abbaye de Westminster, qu’il a lui-même fondée.
Canonisé en 1161, il est l’un des saints patrons de l’Angleterre jusqu’au XIVe siècle.

Le dessin à la plume rehaussé de couleurs montre le roi Édouard alité, qui « sen part de ceste vie » et recevant les derniers sacrements en présence de la reine éplorée et de ses proches.
Le manuscrit réalisé vers 1250 contient « La estoire de seint Aedward le rei translatee de latin » en vieux français. (Royaume-Uni, Cambridge, University Library, Ms Ee. 3. 59, f° 28v, 27,9 × 19,3 cm)
5 Janvier : Saint Siméon Stylite, ascète (IVe siècle)

Voici peut-être le plus étrange, le plus miraculeux de tous les Saints. Il naquit en Cilicie. Son père était berger, et lui-même passa les premières années de sa vie à garder les troupeaux. Il avait treize ans, quand un jour, à l’église, il entendit lire ces paroles: « Bienheureux ceux qui pleurent!… Bienheureux ceux qui ont le coeur pur! » Éclairé par la grâce, embrasé du désir de la perfection, il se met en prière, s’endort et fait un songe: « Il me semblait, dit-il, que je creusais les fondements d’un édifice; quand je crus la fosse assez profonde, je m’arrêtai: « Creuse encore! » me dit une voix. Par quatre fois je repris mon travail et je m’arrêtai, et par quatre fois j’entendis la même parole: « Creuse encore! » Enfin la voix me dit: « C’est assez! Maintenant tu peux élever un édifice aussi haut qu’il te plaira. » Ce songe signifiait sans doute l’humilité, base de toutes les vertus et mesure de la perfection; mais il faisait aussi allusion au genre de vie que devait mener le pieux jeune homme.
Siméon entre dans un monastère; là, ses mortifications paraissent si effrayantes, qu’on lui conseille la solitude. Il se retire dans un désert et passe le Carême entier sans manger; le jour de Pâques, la Sainte Communion lui rend toute sa vigueur. Dès ce moment, il prend la résolution de passer ainsi tous les ans le temps du Carême. Les foules se pressent bientôt autour de lui attirées par ses miracles; il s’enfuit sur une montagne pour échapper au commerce des hommes; mais le concours prodigieux s’accroissait tous les jours. C’est alors qu’il se fit bâtir une colonne qui, s’élevant d’année en année, atteignit enfin la hauteur de quarante coudées, ou à peu près vingt mètres, sur laquelle il vécut environ trente-six ans. De là lui vient le surnom de Stylite, mot qui signifie, en grec, l’habitant de la colonne. Les heures de sa journée étaient partagées entre la prière, la prédication et les oeuvres de charité; la nuit se passait presque entière dans les entretiens avec le Ciel. Quelqu’un voulut un jour compter les inclinations profondes qu’il faisait en la présence de Dieu; arrivé au nombre de mille deux cent quarante-quatre, il s’arrêta, n’ayant pas la patience de continuer plus longtemps. Tout est merveilleux dans les détails de cette vie surprenante; et cependant on n’y trouve rien qui ne montre un homme conduit par l’Esprit de Dieu et soutenu par la vertu d’En Haut.
Le 5 janvier 1355 : traité de Paris entre la France et la Savoie.
Le traité de Paris signé entre le Roi de France Jean II le Bon et le comte de Savoie Amédée VI, le Comte vert, établit la limite entre la Savoie et le Dauphiné. Ce traité met fin au conflit entre le comte de Savoie, le Roi de France et son fils Charles, Dauphin de France.

En 1349, Philippe VI achète le Dauphiné lors du traité de Romans. Son petit-fils Charles prend alors le titre de dauphin. Le comte Amédée VI de Savoie, avait lui aussi des prétentions sur ces terres voisines. Ces prétentions sont à l’origine de nombreux conflits entre les deux maisons, Savoie et Dauphiné. Amédée VI attaque en 1353 et vainc les Dauphinois près des Abrets en 1354.
Le Roi de France, en ce début de guerre de Cent Ans, préfère signer un traité avec la Maison de Savoie et s’occuper de la menace anglaise.
Le comte de Savoie obtient la seigneurie du Faucigny et le Beaufortain (terre appartenant aux Faucigny depuis le XIIIe siècle). Cela lui permet de relier le comté de Savoie au Chablais ; le pays de Valbonne ; il abandonne ses prétentions sur les enclaves au Nord de Vienne (Viennois) en terres Dauphinoise et rectifie sa frontière, notamment en Grande Chartreuse et fixe définitivement au Rhône et au Guiers les limites entre le Dauphiné et le Comté de Savoie.
À la suite de ce traité, Amédée VI épouse une descendante de Saint Louis, Bonne de Bourbon. La Savoie redevient ainsi l’allié du roi de France et participe aux combats en Flandre contre l’Angleterre.
Le 5 janvier 1307 : émeute à Paris.

Une émeute éclate à Paris en raison du rétablissement de la monnaie forte par Philippe IV le Bel, les propriétaires parisiens entendant se faire payer des loyers exigibles d’avance en monnaie forte, alors que les salaires étaient encore versés en monnaie faible, ce qui aboutissait à un triplement des charges pesant sur les locataires.






